Accueil Date de création : 25/06/07 Dernière mise à jour : 31/03/14 21:04 / 154 articles publiés

Critique : Final Fantasy XIII-2 Original Soundtrack (partie 2/2)  (Final Fantasy XIII-XIII-2) posté le samedi 12 janvier 2013 01:44

Blog de mrcroft :FF Souls - Critiques d'OST (Final Fantasy & Autres RPG), Critique : Final Fantasy XIII-2 Original Soundtrack (partie 2/2)

Disque 3 :

 

01-Interval of Time: Ah, ce morceau du Coeur de l'Histoire perdu entre les dimensions... Suzuki s'est offert de rajouter une couche avec cette musique morbide, témoin de l'anamorphose de l'espace et du temps où certains points spatio-temporelles ont échoué, à mille lieux de la fresque agitée de la chronologie réelle. En vertu de cette représentation dérivée du Coeur de l'Histoire, c'est bien sûr la chanson Historia Crux que l'on retrouve étiolée dans cette version inhumaine, claire dans ses lignes mais brouillée dans son message, comme si les règles avaient été inter-changées, réinterprétées, pour former cette discorde douce et joliment détraquée. De la psychopathie en musique ! Elle me fait vraiment flipper et je suis sûr que les joueurs de FFXIII-2 ont été aussi peu à l'aise que moi à ce moment du jeu. Et quand on croît aux histoires de fantômes, cela vire au cauchemar ! ***

 

02-Stigmata of an Oath : A chaque début de disque, il faut que Mizuta mette sa mélodie fétiche, celle que l'on entendait déjà dans Track of Battles et Paradox, mais sa présence ici est heureusement un peu moins pesante. L'objectif est néanmoins le même, on ressent dans la musique cette volonté de diffuser une intrigue, de poser les bases d'un scénario et d'imposer toute la pression, le danger, les rebondissements à venir pour quiconque veuille s'aventurer dans l'histoire de Final Fantasy XIII-2. La promesse d'un voyage spatio-temporel mouvementé. **

 

03-Limit Break ! : Ce mammouth de six minutes est un Boss Battle assez déjanté, courageux témoin de styles musicaux hardcore dont il tire son énergie et le plus original dans l'histoire est que l'expérience est une réussite ! Les styles en question sont l'oeuvre de fusions improbables entre un chant de heavy metal et une base électro qui sont, pris séparément, fidèles à leur milieu, le nœud à démêler étant de faire cohabiter ces deux genres habituellement inassimilables. Là est tout l'exploit de ce brave Suzuki, qui propage une énergie indomptable et inexplicable de ce bric-à-brac complètement fou, fou d'une folie qui a su trouver une chemin à suivre, un tracé mélodique, pour se dessiner un sens et une cohérence. Le summun de ce tour de force est bien au refrain, à 01 :20, avec son « do it, do it ! » aussi motivant que le suggèrent les paroles ! L'originalité a un prix et Suzuki le paye avec une faible reconnaissance auprès du public, lui préférant des Noel/Yeul's Theme, bien moins originaux mais tellement plus accessibles ! A noter que ceci n'est pas une critique envers les deux morceaux susnommés mais plutôt celle d'un comportement public qui n'auréole pas toujours de succès ce qui le mérite. Enfin, notez que la partie « chant » est due à un certain Shootie HG, que l'on retrouvera plus tard dans l'OST à l'occasion d'une piste qui a fait couler beaucoup plus d'encre ! En attendant, appréciez ce thème de boss qui est peut-être le plus original jamais composé pour un Final Fantasy. ****

 

04-Starting Over : Comme pour Oerba, Mizuta a dû improviser une nouvelle chanson pour la côté de Sunleth. Celle de FFXIII était plus ou moins restée dans les mémoires, saluée pour ses aspects luxuriants et exotiques qui allaient de paire avec l'un des plus beaux réservoirs naturels de Cocoon. Il y a comme un paradoxe qui surgit dans la comparaison entre les deux morceaux, puisque s'il l'on préférera la fraîcheur de la musique de Hamauzu, c'est à l'inverse le chant de Starting Over qui est le plus plaisant à écouter. Je dois dire que je n'aimais pas le chant de The Sunleth Waterscape, irritable, naïf et mal retravaillé à l’enregistrement, j'avais alors plus envie de gifler la chanteuse que de l'écouter. Starting Over pêche de son côté par une mélodie-voix faible, que je trouve trop lancinante bien que ce soit le style de la chanson qui veut cela. Joelle s'en sort toutefois très bien en procurant à son chant une chaleur mièvre et suave, faîte d'une sensualité étrangement bien fondue dans l'esprit un peu mystique qui habite les lieux, et que l'on retrouve dans la chanson. De près, le travail procuré par Mizuta (et Joelle) est de grande qualité mais ce n'est pas une priorité que je me fixe quand j'écoute l'OST. ***

 

05-Starting Over -Agressive Mix- : Puisque Mizuta n'a pas fait grand chose à cet Agressive Mix, je n'ai de fait pas grand chose à dire dessus. La piste aurait gagné à se doter d'une forme alternative plus élaborée qu'un simple ajout de set rythmique sur la chanson, mais au fond peut-on lui en vouloir ? Les Agressive Mix s'écoutent sur une poignée de secondes dans le jeu, et c'est bien dans l'OST que l'on en profite vraiment, or Mizuta n'avait peut-être pas envie de se donner corps et âme dans un morceau que l'on entendrait à peine dans ce à quoi il est destiné. Pourtant, son alter ego trois pistes plus bas va largement démentir cet état de fait. *

 

06-Fight Pudding with Pudding : Ce titre un peu mystérieux sert d'accompagnement pour une cut-scene particulièrement drôle du jeu, ce qui me rappelle d'ailleurs que l'humour était fort présent dans FFXIII-2 (les crises d'angoisse de Mog quand on s'apprête à le lancer) ! Et cet humour se retrouve intact dans Fight Pudding with Pudding, une musique entièrement faîte au synthé mais qui imite plutôt bien les sonorités d'un orchestre acoustique, avec des sonorités un peu naïves et légères qui installent une ambiance très bon enfant sans jamais tomber dans le puéril. Deux minutes suffisent à regrouper une fausse trame scénarisée délicieusement rodée, et l'on se surprend à l'écouter plusieurs fois tant la curiosité se mue en un inexplicable plaisir. Mizuta est plein de surprises. ***

 

07-Plains of Eternity : Cette très bonne chanson est la nouvelle musique d'exploration de la Steppe d'Archylte, succédant à une version FFXIII qui était souvenez-vous de toute beauté ! Mizuta ne compte pas reproduire l'aura mystique qui habillait la composition d'origine de Hamauzu mais a plutôt opté pour une chanson très pop, très fraîche, sur la voix plus ouverte de Joelle. Les premières secondes percutantes entament un rythme très punchy à laquelle la chanteuse pose une énergie vocale bien au point, mais le dynamisme s'étouffe quelque peu par la suite, dans des couplets plus attachés. D'une façon générale c'est un air très enjoué qui reproduit efficacement l'univers ensoleillé des plaines de Pulse, débordantes d'activité et animées par les mouvements des autochtones et des hautes herbes frappées par le vent. J'aime beaucoup Plains of Eternity, elle a tout du tube qui pourrait passer par les ondes, en bon ambassadrice d'une OST décidément très ouverte à tous les styles. Un véritable feu d'artifice ! ****

 

08-Plains of Eternity -Agressive Mix- : Une fois n'est pas coutume, la déclinaison agressive ne se contente pas d'ajouter du rythme à l'original. En fait, on atteint l'autre extrémité : elle ne ressemble pas du tout à Plains of Eternity ! On n'en retrouve rien, et si l'on peut encore comprendre le choix d'enlever la voix de Joelle, il y a de quoi être plus déconcerté quand tout ce qui faisait la chanson originale passe à la trappe. La comparaison est pénalisante mais ne doit pas pour autant mettre à mal cet Agressive Mix, puisque qu'il est dans l'absolu de très bonne facture, doté d'une carapace électro plaisante et d'un solo au violon assez mélodieux. La formule de rajouter un simple rythme n'était sans doute pas effective sur Plains of Eternity, d'où le besoin d'une nouvelle composition, et on ne perd finalement rien au change. ***

 

09-Xanadu, Palace of Pleasure : Pour le drôle de casino de Final Fantasy XIII-2, Fortuna, il fallait bien cette musique désinvolte et un poil kitsch, mais c'est bien vu de la part de Mizuta. On aime la rythmique percutante qui sert de toile de fond, avec cette touche électro/fusion qui me rappelle un peu les fameux BT d'Unlimited SaGa, mais ce serait mal comparer si l'on incluait la principale composante de Xanadu. Toute l'essence de cette pièce de jazz est dans l'usage performant et fertile du saxophone, surtout dans les longs solos assimilables aux couplets du titre, partagés aux moments opportuns par un piano tout aussi réjouissant et prompt à enrichir la composition d'un Mizuta qui a tout compris de ce qu'on attendait de lui. C'est vraiment une très bonne musique, différent en tous points du formidable et raffiné Nautilus de FFXIII, mais avec des qualités qui lui sont spécifiques et qu'on ne pourra pas lui enlever. Mais que donnerait la même musique avec une instru entièrement acoustique ? ***

 

10-Rodeo de Chocobo : Ah, que donnerait un Final Fantasy avec une aire de jeux sans chocobo ? Fortuna n'échappe pas à la règle puisque le casino inclut des courses avec ces bons vieux volatiles, comme au temps du Gold Saucer ! Côté musique, on a chargé un certain Kengo Tokusashi d'arranger leur thème, ce qui donne ce Rodeo de Chocobo original mais pas trop, même si j'ai un peu de mal à le décrire vu qu'il ne rentre pas vraiment dans les cases. Pour être honnête je n'affectionne pas cette version... nan, je la déteste, en fait. Les meilleurs passages sont ceux où l'on n'entend pas la mélodie de Uematsu, alors il y a de quoi être déçu quand on sait que le but d'un arrangement et de mettre une composition en contexte ! Mais là le thème est vraiment enlaidi, joué sous des sonorités irritantes et vicieuses avec ça, parce que la mélodie est vraiment mal détournée. Non, je n'aime définitivement pas, alors que le même artiste propose une version piano bien plus convaincante dans l'OST PLUS ! *

 

11-Win or Lose : La musique de Fortuna était déjà très bonne dans sa version « électrique », mais dans un arrangement qui pousse son aspect jazz jusqu'au bout, c'est encore mieux ! Elle se transforme alors en véritable musique de salon, habillant le silence le temps d'une partie de poker ou de Chronobind, et son rôle est si bien tenu qu'elle constitue presque toute l'ambiance de la salle de jeux dont il est question. La mélodie et les solos qui s'aventurent entre les refrains sont exactement les mêmes mais Win or Lose s'enrichit de nouveaux passages si naturels et si bien en forme qu'ils passent pour de véritables improvisations au cœur de la piste. Par sa dimension acoustique, Win or Lose fait preuve d'une réelle distinction par rapport au reste de l'OST qui mise principalement sur les compos modernes et électriques, à son grand bénéfice si l'en est puisque cet apport contribue à sa grande diversité stylistique. ****

 

12-Condition Omega: Retour aux choses sérieuses après les vagabondages à Fortuna, parce que l'ombre du mal plane sur certaines segments de l'espace-temps, comme à Academia en l'an 400 AC. Mizuta s'est retenu de ne pas intégrer à Condition Omega des éléments propres au thème de Caius, mais toutes les situations où l'on entend cette musique se rapporte à lui. Elle est une marche austère, un parcours musical à travers le mal omniprésent qui déploie ses menaces un peu partout et que l'on n'éteint qu'après des combats nombreux et épuisants. La mélodie est plutôt bonne alors que rien ne poussait Mizuta à composer un air aussi travaillé pour ce qui apparaît comme une simple musique d'ambiance, et c'est là une belle preuve de son implication dans l'OST. ***

 

13-Promised to Chaos : Cette suite logique de Condition Omega reprend les mêmes rôles et atouts que son prédécesseur mais possède quelque chose en plus : une finesse de musique orchestrale. On retrouve en effet la formation qui jouait le thème de Caius dans le CD2, ce qui est déjà une qualité en soi. L'introduction est un passage intéressant, elle instaure une forme de grandeur maléfique allant crescendo mais qui débouche rapidement sur une course agressive et pleine de noirceur, qui constitue le véritable Promised to Chaos, un décor orchestral pour les sbires de Caius qui vous assaillent sous la pluie battante et nocturne d'Academia. Autant dans la mise en scène que dans la musique, une certaine impression de qualité cinématographique ressort de ce passage du jeu, que l'on peut sans mal qualifier comme un des plus formidables de FFXIII-2. De surcroît, la bête fait tout de même presque six minutes, un autre signe d'investissement de la part de Naoshi même si la durée ne fait pas tout. D'ailleurs n'allons pas trop bon train en éloges non plus, cette variante de Caius' Theme n'a pas la force et l'intensité de ce dernier, c'est simplement une déclinaison faîte pour la durée et l'atmosphère, ce qui vaut mieux pour le jeu que pour l'écoute seule. ****

 

14-Yeul's Theme : C'est l'ennui avec cette OST quand on l'écoute dans l'ordre, on retrouve certaines chansons à deux reprises, identiques à ceci près que les la la deviennent de véritables paroles. L'avantage de cette OST, c'est que les paroles de ces mêmes chansons ont l'originalité d'exprimer les sentiments des personnages auxquels les thèmes sont liés, rapportés même à la première personne, ce qui est un sérieux appui pour la musique dans la compréhension de certains points du jeu et plus précisément ici de la relation entre les protagonistes. Yeul raconte, par la voix de Joelle, ses visions intemporelles liées à ses pouvoirs de prêtresse et son désarroi en sachant le sacrifice qu'elle devra faire pour aider ceux qu'elle aime « I will protect you with my life ». La musique n'a pas bougé d'un pouce, il s'agit toujours de cette balade exotique pleine de tendresse et de mélancolie, fluide et apaisant comme un lac. ****

 

15-Synchrodrive : On pensait au titre et à la musique que Suzuki était de retour, mais c'est encore fois Mizuta qui est à l'oeuvre. Synchrodrive est un savant mélange des touches dark de Parasite Eve II, celles plus rockisantes de Final Fantasy XI et la pop de XIII-2, plus le dénominateur commun au trio que sont les effluves électro venant de chacun d'eux (moins dans FFXI, tout de même, mais Luck of the Mog...). Bref, du Mizuta bien senti, dont la faiblesse pour les compositions mélodiques se fera sentir sur cet exemple assez pauvre et qui malgré la qualité de la production ne tient pas vraiment en haleine. *

 

16-17-Augusta Tower : La dernière des musiques combinées de Suzuki n'est pas la plus alléchante mais au moins, il y a absence totale de chant... ça change. Ceci reste quand même du stade de l'anecdote puisque de toute manière, ce n'est pas la partie chantée qui importait le plus dans les musiques d'exploration de Mitsuto, là où les chansons de Mizuta imposent réellement la nécessite d'une mélodie-voix (Plains of Eternity, Starting Over...). Le fait que la musique de Suzuki relève beaucoup plus de l'expérimental n'y est pas étranger, elles sont modulables à l'infini et les passages en agressive mix l'attestent de la plus belle des manière. Augusta Tower est donc un peu différent, mais il y a toute la recette des trois précédents duos : une musique électro très fluide, moderne et à l'ambiance justement dosée. L'ambiance, justement, est bien celle d'un donjon de science-fiction où les cavernes sont remplacées par des colonnes de verre, les leviers par des boutons et des écrans cristallins, la lave en fusion par le vide d'un 60ème étage. Pas de surprise dans la transition entre les deux pistes, ça passe comme une lettre à la poste, mais la musique n'est au fond pas si intéressante pour prêter attention à la démarche. Dommage, c'est peut-être la plus réussie des quatre, à ce niveau-là. ***

 

18-The City of Academia : Un bref retour d'Hamauzu pour finir le disque, et il n'y a guère besoin de savoir que la musique est de lui pour reconnaître sa patte. Alors là je me sens obligé d'ouvrir une petite parenthèse pour parler un instant d'Academia... ah, Academia Blog de mrcroft : FF Souls - Critiques d'OST (Final Fantasy & Autres RPG), Critique : Final Fantasy XIII-2 Original Soundtrack (partie 2/2) … voilà, je referme la parenthèse. Il y avait sûrement plusieurs manières de mettre en musique l’activité d'une métropole ultra-futuriste mais la partie de la ville concernée est celle de l'avenue principale, presque uniquement faîte de routes et de ponts qui surplombent le vide urbain. Aucun faste donc, The City of Academia se contente de produire une ligne paisible autour de laquelle gravitent des sonorités en harmonie au parfum de science-fiction, parmi lesquelles le vrombissement des moteurs qui maintiennent la cité fonctionnelle. Ce spectacle de tubes et de lumières en suspension se transforment plus loin en un magnifique faisceau de cordes, immaculé comme la vertu d'une société construite sur des valeurs humaines justes et bénéfiques à tous, parce que là semble être le message véhiculé par ce titre. On est loin du Silence and Motion de Uematsu qui, malgré la visée commune de renforcer l'ambiance d'une ville futuriste, passait par d'autres canaux. Bon, les moyens n'étaient pas les mêmes non plus. En dehors de l'avenue principale, Academia étend son aire d'exploration sur deux quartiers que l'on peut visiter librement et qui ont leur propre musique, toutes deux venant de FFXIII : le quartier commerçant s'offre March of the Dreadnoughts et les lotissements résidentielles l'exotique Yaschas Massifs, ce qui laisse largement imaginer la diversité des ambiances selon les zones de la cité. Académia est un véritable exemple en terme de ville explorable sur le plan artistique tant elle a été bien pensée avec son atmosphère changeante selon les rues, changement brillamment illustré en musique. ****

 

19-Theme of the Academy : Si l'on entend cette musique au début du jeu, il aura fallu attendre jusque maintenant pour la trouver dans l'OST, à la suite logique du thème de la ville dont l'Académie est fondatrice. On reconnaît de nouveau Hamauzu mais cette fois moins par les manies du compositeur que par certaines musiques de FFXIII qui ont cet aspect militaire semblable, Cavalry Theme en particulier. A l'instar du groupe scientifique dirigé par Hope, le thème se montre sérieux et exigeant tout autant qu'il laisse du mou, à l'image d'une rigueur sans austérité qui s'applique consciencieusement au progrès de l'humanité. Pas de quoi s'extasier dans l'OST, Theme of the Academy ne rend pas mieux ses services ailleurs que dans le jeu. **

 

Disque 4 :

 

01-A Broken Wonder : Le disque 4 diffère des trois autres par son contenu, moins agité et coloré dans l'ensemble mais doté de l'idée de faire progresser le fil vers le dénouement final, qui ne se fait jamais sans une certaine remise en question de soi. A Broken Wonder est en cela une excellente entrée en matière, de par sa douceur de flamme errante qui recherche sa voie dans les sinistres enchevêtrements de l'espace et du temps, allongé sur le cristal solitaire d'un monde en perdition. Hamauzu a l'art de mettre ces choses là en musique avec son traditionnel piano et son petit orchestre, en écho à l'un de ses travaux passés, Vielen Dank. J'ai l'impression que ce genre de pistes sera une récurrence dans Lightning Returns. ****

 

02-Crazy Chocobo : Ah ah, le cas Crazy Chocobo... D'aucuns diront que c'est la pire version du thème des chocobos, d'autres diront... euh... la même chose, en fait. Je ne veux pas faire mon anticonformiste mais je préfère cette tentative divertissante de Shawn McPherson à la reprise horriblement plate du thème dans FF3 DS par Sekito, pour relativiser. Ceci dit, Crazy Chocobo est la preuve que la mélodie de Nobiyo et la brutalité du heavy metal ne vont pas ensemble, pire encore avec la voix du susnommé Shawn qui fait pourtant ce qu'il peut pour ne pas être ridicule. En tout cas la vérité éclate enfin : maintenant on sait pourquoi les Black Mages ne l'ont jamais reprise ! Je pense tout de même que l'on aurait pu avoir un résultat satisfaisant avec un travail d'arrangement plus étudié, mais le fait est que ce n'est pas avec FFXIII-2 qu'on pourra le vérifier. *

 

03-The Shadow of Valhalla : D'aussi loin que je puisse aimer une pure musique d'ambiance, j'aime énormément The Shadow of Valhalla. Suzuki a su sortir une nouvelle fois de sa poche l’éventail synthétique qu'il fallait pour produire cette ensemble de son finement cousu, grandement aidé par les quelques touches de piano cristallin qui assurent cette ambiance froide et mystique aux confins de nulle part. On s'y sent seul comme une âme en peine, cerné par ses émanations glaciales qui nous enserrent le corps, par 1000°c sous la croûte du monde visible. C'est à se demander si l'on peut en sortir... J'aurais dû annoncer que le CD4 est aussi le plus sombre de l'OST, mais ça c'était prévisible ! ***

 

04-Countless Farewells : Quand il ne reste plus du monde que de sinistres plaines recouvertes de sables cendrées et de débris pour derniers signes de l'humanité, quelle genre de musique peut-on bien mettre dessus ? Mizuta nous livre cette jolie réponse sanglotante bien dans le ton, avec les violons qui vont bien avec ainsi que tout le reste, dans ce qui est le titre le plus déprimant de l'OST. Normal, c'est la musique d'un monde post-apocalyptique, triste à en pleurer parce qu'il n'y a rien de plus désespérant que l'absence d'avenir quand tout est encore à faire. La musique en soi traduit tout cela avec une justesse honorable mais Mizuta fidèle à lui-même et à l'orientation de l'OST ose l'ajout de chœurs féminins, qui s'intègrent plutôt bien mais qui ne me semblaient pas indispensables. Ah, l'inspiration vient toute seule quand il s'agit d'interpréter ce qu'il y a de plus noir dans l'existence, hors de la vie et de la mort, juste le néant pour adsorber ce qu'il reste de nous. Et si ça vient aussi facilement, c'est parce que sont des sentiments forts, faits de nos plus profonds émois. ***

 

05-Empty Solitude ~Game Over~ : Le disque 4 est si déprimant qu'on y a même mis la musique du Game Over... Où est-ce l'agencement de l'OST qui le voulait, parce que le Game Over signe l'aboutissement d'une ère sombre d'où ressortent de nouveaux espoirs transfigurés par les chansons suivantes ? C'est une façon amusante mais bien crédible de justifier la place de cette musique ici, là au fin fond d'une œuvre d'où il ne reste plus qu'à rebondir pour retourner lentement à la surface, vers la lumière, afin d'y affronter le boss final qui la retient prisonnière. Musicalement, ce Game Over ne se contente pas d'une mélodie triste et/ou de sonorités dark, il y a une réelle continuité et une longueur inhabituelle pour un titre du genre qui en font une musique à part entière. FFXIII-2 OST original jusqu'au bout. ***

 

06-Serah's Theme ~Memory~ : On connaissait le thème de Serah dans la version de l'écran-titre et dans la déclinaison sous-titrée ~Future~ mais toutes deux étaient instrumentales... Evidemment, c'est FFXIII-2, alors il faut que ce soit également chanté, condition à laquelle répond cette nouvelle variante. Un détail notable vient de l'identité de l'interprète, Frances Maya, qui avait déjà chanté pour FFXIII et plus exactement pour... le thème de Serah ! Qui donc était mieux placé pour chanter le thème de Serah dans FFXIII-2 que celle qui officiait déjà pour Serah's Theme number one ? La chanson est toutefois bel et bien différente et reprend tout de la deuxième version entendue dans le disque 1, qui gagne indéniablement en intérêt avec une voix et des paroles. C'est joli, teinté d'optimisme et doté d'une mélodie élégante que Frances reprend très bien à son compte, mais ce n'est pas ce que je retiendrai le plus de l'OST. ***

 

07-Noel's Theme ~The Last Travel~ : Ah, c'est énervant, tout ce que je pense du thème de Noel se trouve déjà dans le paragraphe consacré à son autre version en CD1, alors je ne sais quoi dire ici... sinon laisser un commentaire sur la nouveauté de ce Last Travel que sont l'ajout des paroles ! Si celles consacrées à Serah étaient un tantinet niaises et peu intéressantes, c'est heureusement bien différent pour Noel qui jouit de beaux vers pleins de lyrismes racontant son histoire, ses regrets et ses espoirs, la charge de sa responsabilité en tant que dernier survivant de l'humanité. Le dernier chasseur, qui entend battre le cœur de ses amis disparus, appelé à réécrire l'histoire. La belle musique de Mizuta fait le reste et offre une des plus belles chansons du jeu, en outre entendue dans l'un des moments les plus marquants du scénario. ****

 

08-Lightning's Theme ~Unguarded Future~ : Puisque nous sommes dans les thèmes de personnages, ne nous arrêtons pas en si bon chemin et profitons de celui de cette chère Lightning ! Hamauzu a créé là une reprise que je trouve sensationnelle, car ces quelques tours de pianos sont parées d'une élégance admirable, si discrets soient-ils. Le compositeur a réussi à transposer Blinded by Light dans une variante sobre, apaisante voire méditative, peintes de couleurs douces et harmonieuses où se côtoient la conscience de Light, la lourdeur de sa tâche, sa détermination de guerrière, la douleur de sa solitude, la peine dans la crainte de faillir et la chaleur de son espoir qui s'étiolent dans les millénaires d'éternité dont elle est la gardienne. J'y trouve musicalement un superbe trésor d'émotion, tout en retenue et en délicatesse, mystifié dans le sanctuaire d'un espace et d'un temps indéterminés ; mais à la différence d'un Shadowlord's Castle, Lighting's Theme entretient l'espoir et la chaleur d'une grâce féminine qui nous serrent dans son enveloppe maternelle, même à des lieues de tout signe d'humanité. Aussi, c'est bientôt la fin, d'où le besoin de se régénérer dans ce dernier havre de paix qui est le plus beau que l'OST nous ait jamais offert. ****

 

09-The Gate of Etro : Les deux titres suivants, bien qu'ils viennent d'Hamauzu et qu'ils dégagent une ambiance assez similaire à la petite pépite du dessus, sont de bien moindre intérêt. Ce sont des musiques de cut-scene qui assument leur rôle penché vers le cinématographique, un rôle de remplissage qui n'a de potentiel de séduction que pour... pour qui, en fait ? Ca se laisse écouter, mais le vieux barbu sait que je ne me contente pas de ça. *

 

10-Tears of the Goddess : Même punition que pour The Gate of Etro. Hamauzu abuse du thème de Lightning pour modeler ces titres un peu barbants, juste jolis le temps de la cut-scene et oubliés sitôt terminés. Erf, le temps doit être long à Valhalla... ah non c'est vrai, le temps n'existe pas là-bas. Décidément, le monde de l'invisible doit être insupportable à qui doit supporter l'éternité, pour tous les sens que ce soit. *

 

11-Chaotic Labyrinth : Voilà un morceau bien plus intéressant qui, de façon très paradoxale, n'est pas d'un genre très éloigné de ce qui a été entendu précédemment. Mais Mizuta a insufflé dans ce Last Dungeon quelque chose de fascinant dans le son, essentiellement ambiant mais pourvu d'une trace mélodique très éparse, très étendue sur ces cinq minutes très réussies. Les notes inquiétantes du piano en ouverture donnent le ton mais les fausses cordes prennent le relais et c'est elles qui donnent de l'épaisseur à Chaotic Labyrinth, aussi longues les notes soient-elles, tendant vers l'espace infini et les aléas universels d'un chaos qui se répand inexorablement dans le monde visible. C'est une douce invasion, sereine et lente comme une lave pernicieuse qui embrase délicatement tout sur son passage. Là, de notre berceau humain qui triomphait du vice, le vide désormais nous contemple... il ne fait pas bon vivre à Academia en l'an 500 AC. Je divague mais je ne dois pas oublier le principal : Naoshi Mizuta a su faire sien le problème qui se posait à lui. Paradox man, tu rivalises avec The Cradle will Fall ! ****

 

12-The Ruler of Time and Space : Le premier des trois Final Battle n'en est pas tout à fait un, d'ailleurs il en a pas vraiment l'allure, mais il en a toute l'intensité. Si le début verse dans l'épique spectaculaire, The Ruler traîne par la suite sur un terrain d'attente et de pression dont il ne ressort plus, pour une possible façon d'annoncer que le véritable n'a pas encore commencé. Mizuta s'est tout de même arrangé pour faire de cette attente un vaillant moment de combat, à la hauteur des conditions dans lesquelles se déroulent les affrontements contre Bahamut, autour des immeubles d'Academia et sous le ciel nocturne d'un début d'apocalypse. Evidemment, devant ce genre de décor, la musique se doit de tracer d'une pierre rouge ces combats aériens décisifs, sous les plus beaux élans d'un synthé brûlant d'ardeur. Aujourd'hui est venu le temps de panser les plaies du monde, de remettre les pendules à l'heure... bref, de botter les fesses de Caius. ***

 

13-Heart of Chaos : L'heure est aussi venue de mettre le thème de Caius à profit, car comme l'on pouvait s'y attendre, Mizuta n'a pas réfléchi à deux fois pour piocher dans le potentiel de son bébé. C'est tout au bénéfice de ce Heart of Chaos, assez réussi dans l'ensemble mais qui perd un peu vite son souffle arrivé à mi-chemin. Et cela est bien dommage pour un Final Battle qui accroche efficacement à l'introduction, même si le plus dur n'est pas de susciter l'intérêt mais de le maintenir. La faute est d'autant plus lourde que la piste ne dure que trois minutes, ce qui n'exigeait pas un travail musical approfondi pour accomplir cette nécessité de maintenir l'attention tout au long du titre (comparez avec Dancing Mad) ! Les chœurs dans la deuxième partie rattrapent ce travers avec une réinterprétation du thème attachante, émouvante presque, témoignant ainsi de l'humanité de Caius. Cela, Mizuta l'a bien compris, et l'a bien retranscrit dans la fureur du combat. C'est donc assez perfectible, au final. ***

 

14-A Promise for the Future : Dernière musique avant le grand saut dans les profondeurs invisibles, en partie concoctée par un invité, Yoshitaka Suzuki (ne me demandez pas, je ne sais pas s'il a un lien de parenté avec Mitsuto) ! Pas de quoi s'extasier cependant sur ce titre, fait pour une cut-scene acheminant vers le dernier combat, celui qui nous intéresse vraiment. *

 

15-Invisible Depths : Et là, boum, trois Bahamut d'un coup ! Le Final Battle de FFXIII-2 est à la hauteur de l'OST, par ailleurs conjointement écrit par Mitsuto Suzuki et Naoshi Mizuta, ce qui ne pouvait présager que du bon avec la réunion de si grands talents. Invisible Depths s'apprécie surtout par la qualité de la production, plus que de la composition qui ne se contente que des pans de mélodie du thème de Caius. A ce propos, la montante de quatre notes comme à 01:38 est de plus bel effet, c'est même l'un des moments forts de Invisible Depths ! L'arrangement, vraisemblablement assuré par Suzuki, égraine généreusement des nappes de rythme fluides et des sonorités agressives efficaces à court et à long terme, et l'on est rassuré de voir que tout se mélange bien. Les deux dernières minutes, en particulier, sont riches en émotion et s'enchaînent à merveille, emportant à elles seules l'ambiance décisive d'un combat final à ses issues fatales, ses risques de mort et le salut à la clé d'une envisageable victoire. On ne reviendra pas sur des comparaisons infructueuses avec d'autres Final Battle de la série, mais je crois que FFXIII-2 s'en sort très bien dans un éventuel classement, parce que même sans le génie ou le mythe de chefs-d’œuvre passés, la réussite et l'efficacité sont de mises dans ce Invisible Depths universel à lui-même, où l'on est absorbés dans son univers, jusqu'à la fin s'il y en a une. ****

 

16-Eternal Paradox : Les quatre musiques suivantes sont celles des cinématiques suivant le combat final, et parce que vous me connaissez, vous savez que je ne suis pas friand de ces titres qui se bornent à accompagner les scènes et qui deviennent vite fades sans les images qui vont avec. Le duo de compositeurs semblable à celui de Promise for the Future délivre tout de même une musique de fond à la hauteur de son titre, avec pour point culminant une reprise musclée du thème de Caius, et un retour en douceur sur celui de Noël. Les deux gardiens opposés sur la courbe du temps, de la brutalité de l'un à la conscience de l'autre, ce qu'Eternal Paradox résume très bien en musique. Ne reste plus qu'à voir si Hamauzu saura bien prendre le relais pour les trois musiques suivantes. ***

 

17-To a Land of Hope : D'ailleurs, celui-ci ignore tout des compositions de ses deux collègues et persiste dans ses créations, dont l'une ressort particulièrement de cette musique. Les joueurs de Final Fantasy XIII la reconnaîtront peut-être, il s'agit de cette semi-fanfare pleine de joie que l'on entend dans le prélude, entre autres. Cette mouture pour FFXIII-2 reprend cet air gracieusement avec le piano sautillant que l'on connaît, ce qui suffit en soi pour obtenir un joli morceau. Elle était belle, cette mélodie, même si on a tendance à un peu l'oublier... ***

 

18-Metashield Expansion : La même mélodie est reprise de nouveau mais dans une version plus ambiguë, liée à la vision d'un espoir décliné. Un espoir mince à se frayer une fissure pour l'atteindre, mais la rudesse de la musique donne un sentiment de réel inconfort, un sérieux handicap à la possibilité d'une fin heureuse. Tout devient soudainement plus sombre... A-t-on jamais fini une histoire qui joue sur les paradoxes temporels ? *

 

19-A World without a Goddess : A World without Cocoon... A World without a Goddess... Des noms qui se font écho d'un bout à l'autre de l'OST. D'ailleurs, si le premier rappelait FFX comme je l'avais relevé, ici nous sommes en plein FFXIII, surtout dans les musiques entendues dans le prologue et le premier chapitre du premier jeu. Encore une autre façon de boucler la boucle, même si le lien musical n'établit pas forcément de lien scénaristique, c'est plutôt là Hamauzu qui se répète un peu. Il n'y a sinon pas grand chose à dire sur ce titre, et je crois que vous ne m'en voudrez pas. *

 

20-Ending Roll : Je ne vous apprendrai rien, mais voilà le générique de fin. C'est un peu une manie chez Square-Enix depuis quelques années, ses jeux se contentent dans leur Ending Theme de simplement compiler les mélodies les plus emblématiques du jeu à la sauce orchestrale, sans arrangement particulier et sans transition travaillée. Ce mal a particulièrement frappé Kingdom Hearts (Birth by Sleep et 3D...), mais FFXIII-2 n'est pas en reste puisque cet Ending Roll reprend à la lettre le thème de Caius, celui de Noel, de Serah et de Yeul, ainsi que la présence plus étrange de Paradox, le tout gentiment mis bout à bout sans réelle cohérence. Ceci est bien gentil, mais un thème final aurait bien plus à gagner avec un travail musical plus approfondi et plus fluide... Bref, je suis critique et FFXIII-2 paye pour tous les autres, mais je dois bien reconnaître la qualité de l'interprétation, plus fine que les originales et parfois plus poignantes comme pour le thème de Yeul, qui est au bout du compte le moment fort de cet Ending Roll ! Celui de Caius est lui toujours aussi spectaculaire, avec plus de liberté que la pièce originale et une envie encore plus décisive d'extérioriser le ressentiment du personnage. Tout cela a le mérite de faire panorama sur les grands thèmes emblématiques de cette OST, malgré la critique formulée précédemment, car il faut bien admettre l'avantage dans cette manie d'enchaîner les musiques telles quelles : on y retrouve toute leur saveur, intacte et toujours aussi douce en bouche... enfin, aux oreilles. ***

 

21-Hidden Track : L'OST se paye le luxe d'une piste cachée, fait assez rare chez la musique de jeux. Elle n'a donc pas de nom et le Hidden Track est une invention de ma part, et là c'est une prévention que je vous fais dans le cas où vous chercheriez la piste vous-mêmes Blog de mrcroft : FF Souls - Critiques d'OST (Final Fantasy & Autres RPG), Critique : Final Fantasy XIII-2 Original Soundtrack (partie 2/2) Ma prière de pouvoir entendre une dernière fois Suzuki a été entendue, alléluia, même si ce n'est pas la création de lui qui restera le plus dans les mémoires. Rythme fluide et air d'entrain composent cette musique gonflée à l'envie de combattre, à la gloire de la compétition ou juste à l'imprudence de vouloir se frotter à plus fort que soi, dans le Colisée où rien n'est impossible. Cette musique est un peu celle des DLC aussi, on ne peut d'ailleurs pas l'entendre si l'on en a pas téléchargé au moins un puisqu'elle ne tourne pas avant qu'un ennemi soit disponible... C'est la fin du temps de l’innocence, mais quel nouveau début vient-on d'engager ? ***

 

 

 

    Il n'y a pas à dire, Final Fantasy XIII-2 a été l'occasion d'une OST extrêmement ambitieuse ! C'en est presque inattendu au vu du temps de développement plutôt rapide du jeu, mais Masashi Hamauzu a su bien se faire épauler pour cette nouvelle tâche. On ne retient alors de FFXIII que les compositions de l'artiste concerné, tandis que les deux autres parent la musique de Cocoon et Pulse d'un nouveau visage. Suzuki est probablement celui qui s'est montré le plus original et talentueux mais la surprise est tout aussi grande venant de Mizuta, complètement renouvelé depuis Parasite Eve 2 et Final Fantasy XI, dont il ne garde pratiquement rien. A la conjugaison de ces deux jeunes esprits, Hamauzu semble presque en retrait et ne satisfait l'OST que par une bien maigre contribution, plus riche en symboles qu'autre chose, malgré la qualité notable. Passé la distinction entre les trois compositeurs, on admire le travail de fusion qui accorde chaque style avec les autres et qui façonne de nouveau l'univers musical du monde de Lightning, devenu soudainement plus complexe, plus éclectique et surtout plus excitant ! Plus aucune règle ne semble venir accabler le désir de liberté naissant dans ce festival de genres musicaux, aujourd'hui plus propice à débrider les codes. Et ce qui en ressort n'est que bénéfice pour la musique de RPG japonais, plus ouverte que jamais et dont l'OST de FFXIII-2 devient ambassadrice pour aujourd'hui et pour longtemps... pour peu que l'on accepte qu'une OST contienne autant de chansons, évidemment ! Que ceux à qui ces nouvelles voies ouvertes effraient se rassurent, il y aura toujours des OST plus traditionnelles à l'avenir, car n'est-ce pas après tout le fort des japonais de marier tradition et modernité ?

partager
1 Fan voir tous les fans >

Déposez un commentaire !

(facultatif)

(facultatif)

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (54.227.63.195) pour vous identifier.     


4 commentaire(s)

  • Feamelwen

    lun. 14 janv. 2013 18:05

    Je suis d'accord avec toi pour la plus grande partie de la critique : beau travail (ça, c'est à la fois pour toi et pour les compositeurs ;))! Si je devais sélectionner les morceaux que je conseillerais d'écouter à un non-initié et qui m'ont le plus marqué, voici ce que serait mon top 5 :
    - Eclipse (le vainqueur incontesté pour moi, quelle ambiance sur cette musique! Je suis contente que tu l'aies remarquée aussi)
    - Eclipse - Agressive Mix - (car je trouve que cette deuxième version est à la fois très différente et aussi le prolongement logique de la première, là où la première nous balançait mystique et inquiétude, la deuxième rajoute fureur et étrangeté! Imaginez des combats silencieux dans une nuit sous une éclipse éternelle ...)
    - New Bodhum (du space-jazz résolument étrange et accrocheur. Mille sons se mélangent.)
    - Lightning's Theme - Unguarded Future- (pour moi, la meilleure version de cette mélodie, oui, je la préfère aussi à Blinded by Light, même si les deux registres n'ont rien à voir)
    -Ruined Hometown (paroles et musique forment une ambiance subtile et particulière).

  • megaman39 lun. 14 janv. 2013 14:42
    Excellente critique ! Rajoutons juste que Hamauzu a travaillé en parallèle sur son album solo : IMERUAT, dans lequel on retrouve vraiment cette ambiance si particulière !
    Je l'ai découvert récemment et ce fut une belle surprise musicale : http://blackocean.wayorecords.net/

  • mrcroft sam. 12 janv. 2013 23:10
    Ah oui.... New World de Charice... pour ne rien te cacher, je l'ai complètement oubliée ! De toute façon ça ne fait pas partie intégrante de l'OST, donc rien de dramatique...
    Ca me fait penser que j'ai également oublié le Eyes on Me de The 3rd Birthday, mais là encore, on ne passe à côté de rien XD

  • Ksar

    sam. 12 janv. 2013 21:08

    Bonne critique, mais il ne manque pas le morceau de Charice "New World" de la cinématique de fin ?

    Très bonne OST ce FFXIII-2 même si je préferais la dose mystique et spatiale du XIII avec des musiques comme The Vestige, Dust To Dust, Will To Fight ou Gapra Whitehood.


Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | 3DS | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Battlefield 3 PC | Battlefield 3 PS3 | Minecraft 360 | FIFA 12 Wii | FIFA 12 DS
ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à mrcroft

Vous devez être connecté pour ajouter mrcroft à vos amis

 
Créer un blog